Publié : 30 mars 2008

Présentation du Royaume du Maroc

par notre Vice-président pour l’Etranger Mr Afif BENNANI.

Pays de contrastes, Le Royaume du Maroc qu’on appelait dans un passé récent « l’Empire Chérifien », est une véritable mosaïque. Sa profonde identité s’inscrit dans l’ordre culturel, historique et naturel.

Situé à l’extrémité occidentale de l’Afrique, baigné par la Méditerranée et l’Atlantique, profondément ancré dans le continent africain, le Maroc appartient aux trois mondes : océanique, méditerranéen et saharien. Ce qui lui confère une multitude de climats et de paysages. C’est le Royaume aux mille Royaumes.

Par sa proximité de l’Europe, le détroit de Gibraltar l’en sépare seulement de 14 km, le Maroc occupe une position géographique privilégiée qui fait de lui un carrefour entre l’Orient et l’Occident, un passage obligé entre le Nord et le Sud.

Sa pluralité physique apparait dans l’axe montagneux composé des massifs du Rif, du Mo en Atlas du Haut Atlas et de l’Anti-Atlas. Cet ensemble dessine une dorsale de plaines, de plateaux, de forêts de chênes et de cèdres, des cimes enneigés l’hiver au soleil flamboyant du sud marocain, qui permettent aussi bien de skier que de se baigner dans la même période de l’année.

Sa pluralité historique : l’histoire du Maroc est un mouvement de flux et de reflux, de conquête et de résistance. Depuis les temps les plus reculés, Le Maroc a été un espace de rencontres, de brassage de populations et de civilisations. C’est l’histoire d’un peuple qui a su forger son caractère et sa personnalité en puisant force, générosité et richesse culturelle dans les différents courants qui l’ont traversé, et à préserver son entité, sa cohésion et son authenticité.

Ce carrefour de peuples et de civilisations divers constitue finalement une véritable mosaïque humaine, composée d’ethnies, de religions et de langues différentes. C’est ainsi que des confessions musulmanes, juive, chrétienne et autres se mouvaient dans une cohabitation souple et harmonieuse sans aucune, discrimination ni contrainte.

A la veille de son indépendance, Le Maroc est le seul pays arabe où vivait la plus grande communauté juive forte de 500 000 âmes bien intégrée au sein d’une population totale d’environ 7 millions d’habitants.

Des synagogues, des églises catholiques, anglicanes, orthodoxes et même des missions des frères franciscains permettaient à chacun de pratiquer sa religion en toute quiétude et liberté.

La pluralité linguistique et même physiologique des marocains, émane également de ce brassage. En dehors de la langue Arabe, subsiste la langue Amazigh chez trois Ethnies différentes : le Rifain, le Chleuh et le Berbère.

Ce socle composite a trouvé tout naturellement son expression idéologique dans la doctrine libérale et démocratique. Contrairement à la majorité des pays nouvellement indépendants qui s’étaient orientés vers le parti unique à la mode à l’époque de la guerre froide, Le Royaume du Maroc, grâce à sa clairvoyance, a opté pour le multipartisme politique et syndical. L’histoire lui a donné raison.

Avec ses traditions ancestrales, ses coutumes et son histoire riche, Le Maroc apparaissait comme un havre de paix, de tranquillité et de sécurité. Personne ne pouvait croire ou prévoir qu’un jour le Maroc pouvait lui aussi être touché par cette vague de fanatisme religieux qui sévit à travers le monde. Et pourtant le 16 Mai 2003, la barbarie terroriste a frappé Casablanca en plein coeur.

Afif BENNANI